Elle nous accusait même de lui faire mal, il ne suffisait que d'être témoin impuissant de sa chute pour subir accusation, colère et rejet de sa part. J'intervenais en la maintenant de force dans mes bras, refusant d'être repoussé dans mon désir de la consoler. Ce combat pouvait durer 30 minutes les premières fois, de très longues minutes à essayer de la calmer, à l'empêcher de se débattre comme un poisson dans une chaloupe mais je la laissais hurler sa colère et elle hurlait de plus belle chaque fois que je lui parlais, que je lui expliquais qu'une maman était toujours là pour consoler et que je ne la lâcherais pas tant qu'elle ne se calmerait pas. J'ai compris, après 5-6 crises qui heureusement diminuaient en temps et intensité, que nous avions dépassé cet état de non-confiance, la dernière fois j'ai réussie à rester debout pendant sa crise et c'est elle-même qui, après s'être calmé, m'a parlé la première...maman a criée VICTOIRE intérieurement !!!! ;-)
Nous vivions aussi du rejet lorsque son orgueil en prenait un coup, elle nous tournait le dos, évitait notre regard et avait de la difficulté à décrocher. J'ai aussi travaillé fort à diminuer cet aspect de son caractère. Je mettais des mots sur ses émotions, était empathique à son "malheur", dédramatisait et l'aidait à passer rapidement à autre chose. Elle le fait souvent par elle-même maintenant, j'en suis très heureuse pour elle car j'ai grandi avec une sœur hyper orgueilleuse et je n'avais pas envie qu'elle se prive ou s'isole inutilement...
Maintenant, elle nous inclut totalement dans sa vie, accepte et extériorise ses sentiments et a beaucoup d'empathie pour toute la famille. Elle parle beaucoup de la famille pour toute la vie. Cette semaine après que je me sois cogné elle s'exclame "Pauvre maman chérie ! Ça va mieux maman d'amour ?" me couvrant de bisous guérisseurs. Elle demande maintenant à son papa (bon, coaché une seule fois par maman, hihi) "Si-te-plait, mon p'tit papa d'amour !"
On se questionne toujours à savoir si on fait la bonne action versus une réaction. Le temps m'a donné raison finalement, pour le plus grand bonheur de toute la famille.
| L'an dernier, 22 mois, après 6 mois ce fut le début des protestations à son attachement envers nous. |
| Toujours expressive |
| Ma belle p'tite face à bisous |
| La face du bonheur |
| Maintenant à 34 mois, je deviens une grande fille. |

J'adore te lire et ça me donne bon espoir avec Thiago! Bonne soirée à toi et toute ta petite famille
RépondreSupprimerTon coeur de Maman va pouvoir trouver la séreinité. Tu as raison, une bouille à bisous cette petite puce !
RépondreSupprimerQuel bonheur pour vous et en effet ta puce est belle comme tout, j'aime beaucoup la photo avec sa grande soeur elle est si belle et touchante ♥
RépondreSupprimerBisous et bonne journée
Manon
Beaucoup croient que l'aventure de l'adoption se finit quand l'enfant est enfin arrivé. En fait c'est là que tout commence, le tissage de ce lien indestructible.
RépondreSupprimerMaille après maille, vous avez réussi à le tisser avec votre petite mandarine, à force d'amour et de patience.
Lina